La gestion des ventes de téléphones à crédit par Free Mobile et son partenaire CACF (Crédit Agricole Consumer Finance) commence à faire de couler de l’encre au sein des médias ayant pignon sur rue. Pointés maintes fois par nous-même, mais aussi par le site FreeNews, ces crédits semblent mener à plus de difficultés que de confort pour le consommateur. Et pour cause, mis à part un taux d’intérêt de près de 10%, les modalités du crédit (revolving -ou renouvelable en bon français-) et de rejet prêtent à contestation.

60 millions de consommateurs pointe ainsi du doigt des demandes de crédit rejetées sans raisons. Or, dès le refus de l’emprunt, le prix intégral du téléphone est débité sur le compte bancaire du client. De quoi placer certains ménages en situation délicate. De nombreux témoignages rapportent des situations de découvert avec la double peine de devoir payer des agios (souvent à plus de 10%).

Certains clients se sentant piégés s’en remettent au service client, qui lui même entretient le doute (ou est mal formé, tout dépend de l’interprétation), selon 60 millions de consommateurs. En effet, au 3244, on expliquerait à l’abonné qu’un délai de 7 jours existe après le refus du crédit. Or, ce dernier est décorrélé de la vente du mobile. Pour faire simple, si votre refus de crédit intervient plus de 7 jours après la réception du mobile, il sera impossible de se rétracter en renvoyant l’objet pour obtenir remboursement. 

Pour gâter le tout, Free Mobile aurait pensé à un système de case à cocher permettant d’attendre la réponse de l’organisme de crédit avant de recevoir le téléphone. Néanmoins, nombre de clients n’ont jamais vu cette case. D’autres disent ne pas avoir pu la décocher. Les derniers pensent que celle-ci est apparue il y a peu. De notre côté, nous la nommons l’Arlésienne.

Enfin, et pour ne pas manquer à notre habitude, nous déconseillons de la manière la plus formelle l’achat à crédit d’un téléphone chez Free Mobile, autant que nous dissuadons ce même procédé chez d’autres vendeurs. 

Source: 60 millions de consommateurs