Après la grève marocaine, Free Mobile semble subir de plein fouet ses nouvelles méthodes de management interne comme l’expliquent plusieurs ex-salariés du groupe. En question, la gestion des ressources humaines qualifiée de « terrorisme managérial » par un délégué CFDT.

Le lancement de Free Mobile aura permit l’embauche de 900 personnes en France. Les besoins en recrutement ayant augmentés, Free invoque la rapidité avec laquelle le groupe a dû embaucher. Pourtant, les méthodes explicitées par plusieurs salariées ne peuvent être en lien avec une politique délibérée d’accroissement du personnel. Il serait question de licenciement en public, de scènes d’humiliations au moment de l’éviction et de nombreux salariés en pleurs « dans les toilettes ».

Sur Europe 1, l’une de ces salariées raconte son calvaire: «Mon responsable m’a dit qu’il fallait que je lui rende à tout prix tous mes effets: mon badge, mon casque… Et il m’a reconduite jusqu’à la porte, devant tout le monde. […] On a honte, on a même de la colère et on a mal. Mais on y peut rien, et il y a le gardien qui vous presse de faire vite». Aurélia appuie son témoignage: «des filles qui pleurent dans les toilettes, des collègues renvoyés pour un oui pour un non, jamais dans un bureau, toujours devant nous».

Il semble que face à la vindicte des clients, Free aurait accentué la pression sur ses salariés. Le délégué CFDT insiste sur le fait que cet enchaînement est une première chez Free: « On n’a jamais vu ça dans l’histoire du groupe. C’est un manque de respect permanent».

Pour l’instant, rien n’est dit sur les éventuelles conséquences judiciaires que souhaiteraient, ou non, donner les ex-salariés du groupe.

Source: Le Figaro