L’ARCEP a confirmé la couverture réseau de Free Mobile par deux fois. Toutefois, les syndicats CFE-CGC et UNSA d’Orange, SFR et Bouygues Télécom remettent toujours en cause les données recueillies par le régulateur des télécoms.

Selon Sebastien Crozier, responsable syndicale interrogé par Clubic, l’ARCEP utiliserait un seul téléphone portable par antenne pour vérifier le bon fonctionnement du réseau. Ainsi, ceci ne permettrait pas de juger la qualité d’un réseau subissant une charge. Ce dernier regrette que « l’Arcep ne procède à aucun test sur un réseau en charge alors qu’une telle structure couvre moins qu’un réseau chargé ».

Selon le responsable, ayant été accueilli par le président de l’ARCEP, il faudrait juger de la qualité du réseau avec un appareil comportant plusieurs terminaux: « Jean-Ludovic Silicani nous a simplement expliqué qu’elle [l'Arcep, NDLR] mesurait chaque antenne avec un seul téléphone mais pourquoi l’autorité ne mesure-t-elle pas la couverture avec un ‘hérisson’ doté de plusieurs appareils portables ».

Toutefois, il faut rappeler que la même méthode avait été appliquée à Orange, SFR et Bouygues Télécom, selon le président de l’ARCEP. Cette levée de bouclier des syndicats parait étonnante du point de vue de l’équité.

Pour mettre fin à la polémique (ou l’entretenir), l’ANFR a pratiqué des mesures des taux de transits des appels passés par les abonnés Free Mobile sur le réseau Orange. Cette enquête a été expressément demandée par le Ministre de l’Industrie, Eric Besson. Les résultats paraîtront ce mercredi.

Source: Clubic